Le continent invité à tirer parti du nouvel élan de sa croissance
‘’L’Afrique au sud du Sahara contemple aujourd’hui ses perspectives d’avenir les plus prometteuses depuis une génération’’, soutient la vice-présidente de la BM dans une déclaration intitulée : ‘’L’avenir à la portée des Africains.’’
‘’S’il est vrai que la crise mondiale a durement frappé le continent, les décideurs africains ont continué à poursuivre des politiques macro-économiques prudentes : c’est ainsi que l’on prévoit un rebond de la croissance à 4,5 pour cent cette année’’, écrit Obiageli K. Ezekwesili dans ce texte dont copie a été transmise mardi à l’APS.
‘’Ces faits, ainsi que les nombreux succès obtenus par les exportateurs de mangues au Mali, l’industrie du cinéma nigérian (Nollywood), l’écotourisme lié aux gorilles en Ouganda, ou encore l’industrie des fleurs fraîches au Kenya, sont autant d’éléments qui démontrent le dynamisme d’un continent en mouvement’’, fait-elle valoir.
Selon la vice-présidente de la BM, l’Afrique pourrait tirer profit de cet élan en ‘’canalisant et en accroissant les forces qui ont permis d’amener la croissance et de réduire la pauvreté pendant dix ans’’.
Il s’agit, a-t-elle précisé, ‘’des ressources externes (aide, allégement de la dette, flux de capitaux privés, envois de fonds), des politiques économiques prudentes, ainsi qu’une société civile davantage ouverte et dynamique qui oblige de plus en plus souvent le gouvernement à répondre de ses actes et à atteindre les résultats’’.
‘’En effet, relève-t-elle, les décideurs ont continué à poursuivre des stratégies économiques prudentes pendant la crise – face à la récession mondiale et à des politiques monétaires et budgétaires relativement laxistes dans les pays développés – parce qu’il y avait un appui politique à ces stratégies’’.
‘’Le public a pu constater à quel point des stratégies populistes telles que la réglementation des prix ou des taux de change ou encore des déficits financiers élevés pouvaient s’avérer contre-productives, surtout au détriment des pauvres’’, écrit encore la responsable de Banque mondiale.
Obiageli K. Ezekwesili s’est par ailleurs félicité de ce que ‘’les politiques et stratégies font de plus en plus souvent l’objet d’un débat et d’un examen dans les différents pays, et ne sont adoptées que lorsqu’un consensus se concrétise au niveau national’’.
Source: Aps.sn

