CENTRE DE DÉVELOPPEMENT TECHNIQUE DE TOUBAB DIALAO : La fédération souhaite accélérer les travaux et finir dans dix mois
Quatre ans après le démarrage des travaux, le Centre de développement technique de Toubab Dialaw tarde toujours à ouvrir ses portes. Une lenteur inexplicable dans l’exécution de ce projet, comparé aux autres pays de la sous-région. Mais, encore une fois, les principaux acteurs ont pris l’engagement de ne ménager aucun effort, pour qu’au bout des dix prochains mois, les travaux soient définitivement achevés.
Niché dans la communauté rurale de Yènne, le Centre de développement technique de Toubab Dialaw continue d’être un vaste chantier en construction. Pourtant, c’est depuis 2006 que ce qui était annoncé comme le futur «Clairefontaine sénégalais» que les travaux ont démarré sur le site qui doit l’accueillir. Quatre ans plus tard, pas grand-chose n’a évolué sur ce vaste espace de Toubab Dialao. Certes, quatre bâtiments y ont poussé : un centre d’hébergement d’une vingtaine de chambres et un réfectoire construits grâce à la manne financière de 400 000 Us dollars (environ 250 millions de FCfa) allouée par la Fifa dans le cadre du projet Goal, mais aussi un foyer et un bâtiment administratif aux frais de l’Etat du Sénégal, qui a casqué à hauteur de 150 millions de FCfa.
Malgré ces bonnes dispositions, le retard du Sénégal dans l’exécution de ce projet est effarant. Et, au détour d’une énième visite de chantier, le ministre des Sports, Faustin Diatta, le représentant de la Fifa, Sampon Kablan, et le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, ont pris la résolution d’achever les travaux dans les dix prochains mois. Ainsi, le nouveau ministre des Sports, qui a profité de la présence, au Sénégal, du représentant de la Fifa, n’a pas manqué de se donner le maximum d’informations autour de l’état d’exécution de ce centre, avant d’assurer que le gouvernement mettra les bouchées doubles pour lever les écueils qui pourraient, à son niveau, bloquer l’avancement des travaux.
Pour sa part, le représentant de la Fifa a exprimé sa désolation de voir le Sénégal s’esseuler dans la catégorie des mauvais élèves. «Le Sénégal ne mérite pas ça», dira-t-il, non sans ajouter, en guise de comparaison, que des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Mali ont déjà étrenné leurs bijoux et commencent déjà à en profiter pleinement. Me Senghor insistera, lui, sur le manque à gagner que constitue ce retard. En effet, ce centre aurait pu permettre de réduire considérablement les frais d’hébergement dépensés lors des regroupements des Equipes nationales et générer d’autres revenus en recevant des clubs et d’autres Equipes nationales.

